#353 IAC : la pause

Lorsque je retrouve Lucien le soir du résultat, il me demande : « Est-ce que ça vaut vraiment le coup qu’on fasse la troisième IAC ? » Copine PMette m’avait formulé la même chose à peine différemment trois heures plus tôt. Alors je ressors mon argument : si Madame-Hope nous a proposé d’en faire trois (et pas deux ou quatre), c’est qu’elle doit avoir ses raisons. En tout cas j’ai envie d’y croire. D’autant plus que j’ai lourdement insisté lors d’un précédent rendez-vous pour qu’on « ne s’acharne pas si ça ne vaut pas le coup ». Donc je ne lâcherai pas l’affaire. Je ne PEUX PAS ne pas faire cette troisième et dernière IAC.Lire la suite »

#352 IAC 2 : the end

Après mes quelques jours de cafard autour de l’insémination a succédé la « vie normale » (option protège-slips et ovules de progestérone) (option double tirage de chasse d’eau pour ne pas laisser une armée de petits « flotteurs blancs » 😉 à la surface des WC) (toi-même tu sais de quoi je parle si t’es une vraie PMette). Mon ventre a déballonné – d’ailleurs quelqu’un saurait me dire pourquoi après une IAC on est douloureusement gonflé comme après une ponction !? – donc je me suis sentie mieux. Corps fonctionnel et moral optimiste, tout est Ok.


Une semaine plus tard. Aucun sentiment d’être « dans l’attente ». J’y pense parfois – évidemment – mais je n’y crois tellement pas que le temps passe sereinement. J’ai des symptômes chelous mais ce sont exactement les mêmes que d’habitude quand je suis sous progestérone et j’en ai marre de me faire des films.


Deux jours avant la date de la prise de sang, mon corps me spoile : syndrome prémenstruel de l’espace + sang mélangé à la progestérone. C’est la grève des laboratoires (il ne manquait plus que ça), heureusement le mien est quand même ouvert jusqu’à 15 heures ; je m’y rends donc avec un peu moins de 48 heures d’avance sur ce qui était prévu. C’est con, pour une fois que j’arrivais à attendre ce moment sans souci et sans impatience et sans espoir. C’est sans surprise et – presque – sans déception que je prends connaissance du résultat.Lire la suite »

#348 IAC 2 – Que me veut N+2 ? (2/2)

14 heures. Je me pointe comme prévu dans le bureau de N+2 avec mes documents sous le bras. Autant les entretiens annuels ont tendance à me stresser, autant là j’y vais en mode détente. Et surtout super curieuse de savoir ce dont elle veut – vraiment – me parler !

« Ça fait longtemps que l’on a pas fait un point ensemble. » Okay, allons-y alors. Je lui fais un résumé de ce sur quoi j’ai bossé cet été, le fameux dossier « finalisé pour que la suite puisse être prise par quelqu’un d’autre au cas où je m’absente ». Puis à la fin de mon speech, je pose quand même que « pour le moment je n’ai aucune raison de m’absenter ».Lire la suite »

#347 IAC 2 – Que me veut N+2 ? (1/2)

Retour au boulot après l’IAC de vendredi, celle avec ma N+2 dans la salle d’attente. Dès mon arrivée, son assistante m’apprend qu’elle veut me voir « pour discuter de sujets évoqués durant la dernière réunion ». Or ce mail où N+2 demande à caler un rendez-vous avec moi a précisément été envoyé alors qu’elle était dans la salle d’attente de Madame-Hope. Je trouve cette coïncidence très bizarre, d’autant plus que ce dont j’ai parlé durant la réunion du service n’a rien d’urgent ni de capital.

Après m’être fait un film sur le thème « elle est enceinte, elle veut garder le secret pour l’instant donc elle me convoque pour me dire de tenir ma langue » (oups j’ai déjà bitché avec trois collègues), je me souviens que vendredi j’ai présenté un dossier « finalisé pour que la suite puisse être prise par quelqu’un d’autre, au cas où je m’absente. » Cette petite phrase innocente couplée à ma présence avec mon mec dans une salle d’attente de gynécos … Put*** mais bien sûr : elle croit que je suis en cloque !!!

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#346 Insémination numéro 2 !

Vendredi 13 septembre 2019. L’appel à la grève de la RATP le plus suivi depuis dix ans (rien que ça). Dix lignes de métro à l’arrêt et un gros bordel sur le RER que Lucien et moi empruntons. En temps normal j’aurais simplement dit fuck au taff et je serais restée chez moi. Sauf que ce vendredi c’est le jour prévu pour l’IAC. Et après une douzaine d’injections en tout genre, impossible de dire fuck.


Dès la veille ça me stresse. Pas l’insémination en elle-même, maintenant que je sais comment ça se passe. Mais le parcours du combattant que ça va être pour m’y rendre et en revenir. Et puis qui sait si tous les laborantins chez Eylau ne seront pas absents pour cause de problèmes de transport ?!

Déprime et angoisse(s) au rendez-vous. J’engouffre Ben & Jerry’s, beignets au Nutella et M&M’s à gogo alors que ça ne m’est pas arrivé depuis des mois. Lucien s’énerve pour rien, après une télévision qui ne fonctionne pas ou une porte de placard qui s’ouvre mal, ce qui ajoute un niveau de plus à mon stress. Je passe une nuit dégueulasse. En plus c’est bientôt la pleine lune. La vérité c’est que je ne crois pas du tout à cette IAC.

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Moi la veille de l’IAC.

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#345 « La nature a horreur du vide. »

On a tous une fois croisé cette phrase non ? Je ne sais plus où est-ce que je l’ai lue ou entendue récemment, mais je l’ai mal prise perçue différemment. Peut-être que ça a résonné contre les parois de mon utérus vide (ah ah), allez savoir.

Septembre, jour de rentrée scolaire. J1 pour moi. Email à Madame-Hope et la machine PMA est (re)(re)relancée, à base d’injections quotidiennes de 112.5 UI de MENOPUR pour cette seconde IAC. C’est tranquille, je n’y pense pas (!) et le temps passe entre boulot, yoga et Danette. Bon en vrai la fatigue m’a aplati la gueule m’est vite tombée dessus, et ce « détail » ne m’avait vraiment pas manqué. J’ai 4 heures d’énergie dans la journée, ensuite je ressemble à un mollusque. Et vu le nombre de remarques plus ou moins attentionnées, apparement ça se voit sur ma gueule.Lire la suite »