#314 « Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. » Marie Curie

Mon dernier contact avec mon ostéopathe adorée datait de mars 2018. En pleine ménopause artificielle, j’apprenais qu’elle partait en congé maternité … et je passais une heure à chialer. À croire que ça m’avait refroidi, puisque je n’ai toujours pas remis les pieds chez un ostéo.

Depuis je pratique sérieusement le yoga, je découvre mon corps sous un autre angle. Je m’allonge, je me tords, je me renforce, je m’équilibre, je m’assouplis, je me mets à l’envers … Bref : je m’éclate. Mais en étant maintenant plus à l’écoute, je réalise qu’il y a des trucs qui coincent toujours.

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Ça c’est (vraiment) moi.

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#313 Vers la fin de mon histoire d’amour avec le ZOLOFT ?

Tous les matins, j’avale mon comprimé de L-THYROXIN HENNING 75 mg (prescrit par l’endocrinologue) et ma gélule de ZOLOFT 50 mg (prescrite par le psychiatre). Le premier est censé réguler ma thyroïde (qui n’avait jamais posé le moindre problème avant que j’entre en PMA) et la seconde m’empêcher de (re) sombrer dans la dépression.

Tous les soirs, j’avalais mon demi-comprimé de LYSANXIA 10 mg (prescrit par le psychiatre). Pour débrancher mon cerveau et me permettre de passer une nuit correcte. Un week-end j’ai volontairement « oublié » de prendre cet anxiolytique. Je me suis pris dans la tronche tous les symptômes de sevrage, comme une vraie toxico. Sur le coup je me suis dit : « Plus jamais ! » Puis quelques nuits sans sommeil ont eu raison de mes grandes déclarations. Finalement j’ai refait les choses progressivement et ça y est : je dors sans anxiolytique. Pas énormément ni très bien, mais suffisamment pour mener une « vie normale ». Je conserve quand même toutes mes boites de LYSANXIA sous la main, quand je trouve que la vie est trop dure et que j’ai besoin de fuir dans le sommeil. Ça reste occasionnel et un seul comprimé suffit à me faire sombrer toute une après-midi.

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#312 « Le temps n’attend pas. »

La phrase complète de cette citation est : « Le temps n’attend pas, la bonté est impuissante, la fortune inconstante et la méchanceté insatiable. » Super optimiste Monsieur Machiavel. ^^


Depuis quelques mois je fais du yoga. Assez intensivement ces dernières semaines. C’est mon nouveau délire, j’ai même créé un compte Instagram pour partager mon kiff sans spammer mes amis de la « vraie vie ». Je pratique le plus souvent chez moi. J’installe mon tapis dans le salon, devant la télévision. Sous l’écran il y a le décodeur SFR, sur lequel s’inscrivent inlassablement la date du jour et l’heure. Durant mes séances il y a TOUJOURS un moment où mon regard se pose dessus. Et il y a TOUJOURS ce petit bug dans mon cerveau, comme s’il me fallait une demi-seconde avant de percuter que nous sommes déjà en mars 2019.

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#311 La FIV DO pour les nul(le)s : faire un choix !

Une fois que Madame-Hope a validé la FIV DO à l’étranger, il a bien fallu commencer quelque part …

J’ai contacté IVI (Espagne). Alors là attention les yeux : deux appels dans la journée + un mail + un SMS m’invitant à les rappeler. J’ai trouvé ça oppressant, limite agressif.

J’ai contacté Barcelona IVF. « La première étape de tout traitement consiste en une consultation présentielle ou par Skype. » Fuck.

J’ai contacté Fertilab Barcelona. Le français à l’arrache du mail me fait bien rire : « Nous allons contacter à Madame-Hope dès que possible. Si vous le souhaitez, vous pourriez l’emmener vers le début de l’été (…) » Mouhaha. Ouai je vais emporter ma gynéco en vacances tiens. Et puis j’ai halluciné devant ça :Lire la suite »

#309 2019 sera-t-elle (encore) une année PMA ?

Après l’échec de la quatrième FIV mi-décembre 2018, voici enfin le débriefing avec Madame-Hope.

J’y vais avec la boule au ventre. Pas forcément pour le rendez-vous en lui-même, mais surtout pour le temps à patienter en salle d’attente. Ça fait parti des trucs que je ne supporte plus du tout depuis « la fin de la PMA » (comprendre : depuis que j’ai décidé que mon corps ne serait plus torturé trituré tous les quatre matins) : perdre mon temps en salle d’attente. Les examens divers et variés, pas de souci ça passe encore. Mais ATTENDRE UN MÉDECIN me fait littéralement péter un câble. J’ai déjà perdu beaucoup trop de précieuses heures de vie comme ça. Alors en tant que vieille roublarde de la PMA, je ne me gêne pas : « Bonjour Madame la secrétaire, je travaille à 5 minutes du cabinet. Vous serait-il possible de me téléphoner quand Madame-Hope sera en rendez-vous avec la patiente avant moi ? Merci, c’est très gentil. À tout à l’heure. » La secrétaire fait son job mais je poireaute tout de même près d’une heure en salle d’attente. Je frôle la crise d’angoisse.Lire la suite »

#307 La vie sans PMA …

J’aurais aimé écrire que c’est simple, facile, fluide, évident, doux, harmonieux, léger, spontané, naturel, limpide, lumineux. Que j’ai retrouvé ma joie de vivre « d’avant ». Avant la PMA, avant d’essayer de faire un bébé, avant même l’idée de fonder une famille.

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Tout cela est vrai. À 90% du temps. Ce qui est déjà énorme, j’en conviens. Mais il y a toujours comme un petit nuage qui me rappelle que non, tout n’est pas rose. Qu’il nous manque quelque chose. Un simple bonheur qui pourrait à lui seul sublimer tout ce qu’il y a déjà de beau dans la vie.Lire la suite »