#326 « Ce n’est pas un échec, c’est une expérience. »

Ça c’est ce que dirait mon hypnothérapeute. J’essaye de voir les choses comme elle, mais franchement là j’ai juste envie de me faire toute petite. Le « sevrage par le mépris » a tenu un mois. Puis j’ai cru que le plus dur était derrière moi, j’ai relâché mon attention. Et bam : retour de flamme de la dépression. Il faut dire qu’avec le don de moelle osseuse  pour mon père, je n’étais pas dans les meilleurs conditions. Comme me l’a dit ma soeur : « T’aurais pu attendre une période plus calme de notre vie ». Je pensais pouvoir tout gérer et j’ai échoué. J’entends déjà les « je l’avais bien dit » silencieux … Mais on respire un grand coup et on passe au-dessus.

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#324 Guess who’s back ?

Une semaine après le don / la greffe, je touche le fond (et j’y reste scotchée). Plus rien ne va. Je suis retournée dans le Upside Down de fin 2017. Tout m’apparait comme une corvée. Famille mise à part (et encore), je ne parle plus. Certains me le rendent bien : on dit que la dépression isole, mais ne fait-elle pas juste un tri bénéfique entre les vrais et faux amis ? Je mange. Je « boulimise », je planifie de vraies crises comme au bon vieux temps. Puis je dors (sous DONORMYL, puisque j’ai jeté tous mes autres médicaments). Le reste n’est qu’une longue succession d’heures vides et ennuyeuses qui s’étirent sans fin.

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Mood actuel.

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#320 Checkpoint d’avril 2019 !

Détox numérique. C’est l’un des rares points positifs de mon jeûne holistique express. Ça a été une vraie prise de conscience : l’inutilité des réseaux sociaux et la perte de temps associée. Ce mélange de voyeurisme et d’exhibitionnisme ne me plaît plus du tout. J’ai donc tout supprimé : Facebook, Twitter et Instagram. Et ça ne me manque pas. Comme quand on entreprend un grand ménage de printemps chez soi : ça fait du tri et ça allège l’esprit. Je suis un peu passée en mode « repli ». Et ça me fait du bien.

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#319 Question de timing !

Mi-mars. J1. J’arrête tous les médicaments que je prenais dans le cadre de la PMA (et de la dépression associée). 28 jours passent. Mouvementés. Salutaires. Parce qu’au final j’ai réussi : je ne prends plus médicaments. Ni pour ma thyroïde, ni pour dormir, ni pour me détendre, ni pour ne pas déprimer. Je fonctionne au naturel et c’est vraiment moi, avec ma sensibilité high level et tout ce qui va avec.

Mi-avril. J1. Pile à l’heure, façon horloge suisse. Exactement au même moment, Super Souris accouche. Quelques jours plus tard, elle me montre le mail de félicitations que Madame-Hope lui a envoyé. J’en fais des cauchemars pendant trois nuits : des trucs surréalistes où la gynécologue interrompt le rendez-vous pour aller s’émerveiller devant des bébés d’anciennes patientes …

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#309 2019 sera-t-elle (encore) une année PMA ?

Après l’échec de la quatrième FIV mi-décembre 2018, voici enfin le débriefing avec Madame-Hope.

J’y vais avec la boule au ventre. Pas forcément pour le rendez-vous en lui-même, mais surtout pour le temps à patienter en salle d’attente. Ça fait parti des trucs que je ne supporte plus du tout depuis « la fin de la PMA » (comprendre : depuis que j’ai décidé que mon corps ne serait plus torturé trituré tous les quatre matins) : perdre mon temps en salle d’attente. Les examens divers et variés, pas de souci ça passe encore. Mais ATTENDRE UN MÉDECIN me fait littéralement péter un câble. J’ai déjà perdu beaucoup trop de précieuses heures de vie comme ça. Alors en tant que vieille roublarde de la PMA, je ne me gêne pas : « Bonjour Madame la secrétaire, je travaille à 5 minutes du cabinet. Vous serait-il possible de me téléphoner quand Madame-Hope sera en rendez-vous avec la patiente avant moi ? Merci, c’est très gentil. À tout à l’heure. » La secrétaire fait son job mais je poireaute tout de même près d’une heure en salle d’attente. Je frôle la crise d’angoisse.Lire la suite »