#234 Dépression : 3ème rendez-vous avec le psychiatre

Dès mon arrivée, je ne cache rien des effets positifs du ZOLOFT et de mon état quotidien gentiment euphorique. Le psychiatre me dit que j’ai « fait le virage », ce qui signifie que j’étais vraiment dépressive (ça m’a fait bizarre ce mot pour me décrire). Comme je m’y attendais, il évoque le fait de ne pas passer dans l’extrême inverse. « Si vous vous mettez à dépenser 10000€ par jour, appelez-moi. » Je lui explique que je suis bien consciente d’être souvent un peu « trop heureuse », mais c’est tellement agréable. Comme je n’ai pas d’antécédents familiaux de troubles bipolaires, il n’est pas plus inquiet que cela. Et puis il y a souvent comme un pic avant que les choses se stabilisent. Je suis presque déçue ; j’aime beaucoup mon état actuel !

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Moi sous ZOLOFT.

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#233 FIV ICSI 2 bis : premier contrôle

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Vestiges d’une soirée normale chez nous.

Six jours après le début de la stim, c’est (re) (re) (re) reparti pour un duo matinal « prise de sang & échographie ». J’ai l’impression que ce premier contrôle arrive plus tardivement que pour les FIV précédentes (mais j’ai la flemme de vérifier).

Pour le moment ça va plutôt bien, même si je suis un peu KO à cause d’un sommeil toujours pourri. Lucien gère chaque soir la préparation des mixtures et moi j’injecte. La routine quoi. D’ailleurs j’ai découvert avec effroi que ces hormones étaient produites dans « des cellules ovariennes de hamster chinois génétiquement modifiés ». WTF ?! Outre le fait que, comme me l’a fait remarquer Lucien, les hamsters n’ont pas de nationalité, je trouve ça hallucinant ce qu’on s’envoie dans le bide sans poser de questions.Lire la suite »

#231 Ma vie sous ZOLOFT !

Dire que j’étais sceptique à propos des antidépresseurs ! Le changement s’est opéré peu à peu, mais il est réellement là. Moi qui ai toujours cru au pouvoir des mots : exprimer les choses, comprendre le pourquoi du comment, la psychanalyse et tout ça. Maintenant c’est fini. Pas besoin d’aller remuer la merde chez une psychologue. Il suffit de changer l’équilibre des substances chimiques de mon cerveau en y augmentant la sérotonine à l’aide d’une pilule magique par jour. Easy.

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L’effet ZOLOFT.

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#230 Welcome 2018 !

giphyBon je pense que l’on peut éviter de réaliser le bilan PMesque de cette année 2017 parce que c’est bien trop flippant. Si ça avait été une réussite, j’aurais sûrement ouvert un autre blog parlant gaiement de grossesse et de maternité. Au lieu de ça, j’ai créé ici la catégorie « Au quotidien en 2018 », ce qui fait que le blog entre dans sa troisième année d’existence … 2016, 2017 et maintenant 2018. Qu’est-ce qui nous attend cette fois ?Lire la suite »

#229 FIV ICSI 2 bis, le retour !

Après deux prises de sang dans la semaine pour savoir où en était le bordel de mon cycle, la sentence est tombée : reprise du DECAPEPTYL mardi 26 décembre, le jour de mes 31 ans (toi aussi fête ton anniv’ avec une ampoule de DECA).  Pour la suite le programme ne change pas : coup de téléphone au secrétariat à J1 puis démarrage de la stimulation si tout va bien.

Cote moral, le psychiatre a prolongé mon arrêt jusqu’à 12 janvier. J’ai bien quelques effets secondaires (et indésirables) du ZOLOFT, mais visiblement pas tous les effets primaires. Je reconnais que c’est quand même moins pire qu’il y a quelques temps … Mais pas encore de quoi me sentir heureuse et motivée. Quand je reprendrai le travail en janvier, cela fera sept semaines que je n’y aurai pas mis les pieds. Je ne peux pas dire que ça me manque, ça c’est clair. Par contre je culpabilise et je flippe rien qu’à penser au retour. Avec en plus ma collègue qui sera enceinte jusqu’au cou … Enfin nous n’en sommes pas là.

Copines de galère, mamans ou futures mamans et puis toutes les autres qui passez par là … Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’années. Qu’elles soient les plus sereines et heureuses possibles.

#228 Depressed …

Devant ma gueule de cadavre mon air fatigué, le médecin suggère de prolonger mon arrêt de travail jusqu’à la fin du mois. Je me demande ce qu’ils vont en penser au taff, alors finalement on décide que ma reprise aura lieu le lendemain de Noël (sauf si le psychiatre en décide autrement entre-temps). Ce qui n’est pas plus mal : bureaux à moitié vides, retour en douceur. Et j’ai deux semaines pour me faire à l’idée laisser l’antidépresseur accomplir ses miracles.

En attendant je me lève à midi et je passe des après-midis entières à ne rien faire, vautrée dans mon canapé. Même si on me proposait l’activité la plus cool du monde, je préférerais rester là. Je n’arrive plus à parler ni à écrire. Rien ne me fait envie. Tout me demande un effort et la moindre sortie m’angoisse. Je dors, je mange et je me force à prendre une douche. Puis c’est déjà la nuit.

Comment j’en suis arrivée là, alors que je tenais plutôt bien la route ? Est-ce juste une histoire de neurotransmetteurs et de sérotonine ? Quand est-ce que tout va revenir à la normale ? Je ne suis pas sûre de bien comprendre ce qu’il s’est passé.

#226 Psychiatre, collection de chapeaux et ZOLOFT …

Gare du Nord, sortie rue de Maubeuge. Bien loin des quartiers cossus de Madame-Hope et ses confrères. Pas de plaque au mur, à croire que c’est un psychiatre confidentiel. Je sonne, le type m’ouvre, me serre vigoureusement la main en se présentant et me jette dans une salle d’attente des plus étranges : un grand canapé rouge, une énorme armoire avec une collection de chapeaux (!) au-dessus, une table à manger avec quatre chaises, un piano et des tonnes de bouquins en tout genre. L’endroit est peu éclairé. Je reste un instant bloquée au milieu de la pièce, ne sachant où m’installer. Puis j’opte pour le canapé.Lire la suite »