#375 La question du pardon …

Je ne suis globalement pas rancunière. Je sais pardonner sincèrement. Mais en 33 ans, je compte sur les doigts d’une main les personnes que je pourrais littéralement tuer (ou pire) sans aucune hésitation ni remords.

Il y a parfois (assez rarement heureusement) des choses qui font remonter à la surface ces gens et les moments / émotions associés. Quand cela arrive, c’est comme si je retournais brusquement en arrière, genre flashback. Mon coeur s’emballe et mon cerveau se met en boucle sur le sujet. C’est à la fois physique et mental. Comme une vague de haine, de panique, de rancoeur, de regrets et d’angoisses qui vient d’un coup me submerger. Le constat est là : au fond de moi, je n’ai pas pardonné à ces quelques humains. Et même si cela ne me gâche pas la vie au quotidien, peut-être que ça m’empêche d’évoluer vraiment sereinement sur certains points ?

Quand je regarde en arrière j’ai moi aussi fait quelques (vrais) sales coups. Avec le recul en vieillissant je me suis rendue compte de la peine que j’avais causée. J’ai essayé de m’excuser, de m’expliquer ou d’arranger les choses. J’étais mal et je me suis vengée – plus ou moins volontairement – sur les autres. C’est sans doute semblable pour les personnes qui m’ont fait souffrir, intentionnellement ou inconsciemment.

Mais en ne pardonnant pas à ces trois ou quatre individus, une petite partie de moi reste coincée dans le passé, dans ses sales et tristes histoires. L’idéal ne serait pas de s’en foutre – ou de faire comme si – mais de pardonner pleinement, en souhaitant que ces autres évoluent aussi positivement que moi (et – évidemment – sans jamais leur vouloir du mal).

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#374 « La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête. »

[J’étais clairement en galère de titre ^^ mais je trouve sympa cette citation de William Arthur Ward.]


Privilège de nullipare : j’ai posé mes congés de Noël avant les vacances scolaires, ce qui m’a permis d’éviter le début de la grève des transports. Bon ça nous a aussi valu un rendez-vous avec le CECOS décalé de plus d’un mois et demi, mais on est plus à ça près hein.

Trois jours avant de reprendre le boulot, come-back des insomnies. Avec pour thème : l’angoisse du mode sardine dans le RER. Je commence donc mon premier jour de taff à temps plein … chez moi (nous avons le droit à deux généreux jours de télétravail par semaine durant les grèves). Le lendemain je me pointe à la gare et j’affronte les transports en commun. J’arrive au boulot à 10 heures avec une seule envie : buter tout le monde. Je monde à la Direction des Ressources Humaines pour signer mon avenant et récupérer mes tickets restaurant (première fois de ma vie que je bénéficie de ce truc) et je chope la DRH pour lui mettre sous le nez LE texte de loi, imprimé et surligné. Elle ose me dire qu’elle en avait déjà pris connaissance mais que, compte-tenu que je ne bosse qu’à 70% elle considérait que c’était plus facile pour moi de caler mes rendez-vous médicaux ! Je lui enfonce son stylo dans l’œil lance un regard qui contient toute la haine de l’univers en expliquant poliment que c’est loin d’être aussi simple que ça. Elle conclut que dorénavant pas de problème, il faudra juste que je donne un justificatif (ce que je fais déjà à chaque fois) pour que la régularisation puisse être faite. Par-fait !

Finalement j’arrive à ne pas être coincée dans des trains blindés en prenant le dernier RER de la matinée et la premier de la soirée. Ça me fait des petites journées au bureau (sans pause déjeuner) avec 1 heure ou 2 de boulot depuis chez moi mais je préfère ça à la foule stressée et agressive. D’autant plus que je suis seule donc je gère deux postes (le mien + celui de ma collègue en vacances), so pas besoin de m’ajouter du stress supplémentaire !

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En lisant l’article de BOMA, j’ai réalisé à quel point j’étais devenue sereine face à « l’attente vide » comme l’appelait Simone.

Il y a deux sortes d’attentes : une vide et une pleine. Une vide qu’il faut se forcer à remplir de jolies choses pour supporter au mieux cette vie. Une autre pleine de rendez-vous et de médicaments, ce qui laisse moins le temps de gamberger. 

Le dernier échec d’IAC remonte déjà à un mois et la FIV DO est planifiée pour avril 2020. J’ai encore un cycle tranquille avant d’entamer la ménopause artificielle. Ces quelques mois pourraient me paraître longs, mais il n’en est rien. Tout ça ne m’inquiète pas, je ne suis pas pressée ou impatiente. Je vis juste au jour le jour, tranquillement. Un état d’esprit sans doute dopé au ZOLOFT mais qu’importe. J’arrive à pleinement profiter de ma vie telle qu’elle est et je pense que c’est le principal. Je sais que 2020 sera l’année de ma grossesse. De toutes façons, ce sera 2020 ou rien. Parce qu’à un moment il faut savoir dire stop. Et on arrive au bout de nos possibilités.

Je vous souhaite à toutes de très bonnes fêtes de fin d’année. Qu’elles soient les plus douces possibles. ❤

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#373 Bye bye 2019 !

Alors que je songeais à ce qui m’attend pour 2020, j’ai voulu me replonger dans l’année 2019. Quelle idée !

Ça débutait fort : le 31 décembre 2018, on apprenait que le don de moelle osseuse réalisé par ma soeur pour mon père n’avait pas fonctionné. Mais toutes nos cartouches n’étaient pas épuisées : j’étais là moi aussi, compatible, pas en cloque et plus que prête à jouer mon rôle dans cette aventure.Lire la suite »

#371 IAC 3 : the end (et la suite) !

Comme toujours souvent, je n’ai pas pu attendre les 14 jours après l’insémination. Pas de spottings (sans doute grâce à ma dose supplémentaire de progestérone) mais tous mes symptômes prémenstruels classiques. Je n’ai absolument aucun espoir / aucun doute sur l’issue de cette ultime IAC. C’est donc avec 48 heures d’avance que je me rends au laboratoire. Sans surprise :

DOSAGE DE  PLASMATIQUE
Taux < 5 UI/l
Test de grossesse : Négatif

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#370 « On va vous donner un petit coup de pouce. »

Ce qui devait arriver arriva : ma dernière copine PMette est enceinte. Mes yeux s’embuent de tristesse à la lecture de son message, malgré toute la joie que je ressens pour elle. ❤

Comme la vie est bien faite parfois, le soir même j’ai rendez-vous chez mon psychiatre. D’emblée je lui dis ironiquement que je pense couver une petite dépression saisonnière. On est en novembre, la nuit tombe à 17 heures et il fait froid. Mais en vrai j’ai la déprime chevillée au corps depuis quelques temps : zéro motivation (même pour le yoga je dois me forcer) et moral en berne les ¾ du temps. Au boulot je fais acte de présence : cerveau vide devant mon écran, je m’en tiens au minimum syndical, incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. La présence de ma collègue folle ne m’aide pas – plus qu’un mois à tenir – et je passe le plus clair de mon temps à glander sur internet à la recherche de … De quoi ? D’un sens à la vie ?

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#368 La question à 1(0) 000 dollars !

Pour la FIV DO nous avions initialement choisi Reprofit, à la fois pour les tarifs moins chers qu’en Espagne et pour les retours d’expérience encourageants et rassurants.

Ça fait bientôt un an que je mets de l’argent de côté tous les mois pour ce projet. Et aujourd’hui les cliniques espagnoles ne sont plus « hors budget ». Avec mon job temporaire à temps plein, ma cagnotte atteindra les 10 000 euros au printemps 2020, date que nous avons choisie pour nous lancer dans cette ultime option PMesque qu’est le don d’ovocytes.

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