#252 FIV ICSI 2 bis : ménopause artificielle & moral …

J’ai vu le psychiatre vendredi. Comme chaque fois, je lui fais l’état des lieux de ma vie depuis notre dernier rendez-vous. Et entre la reprise du taff et la ménopause artificielle, j’avais des choses à raconter.

Comme l’année dernière, je cumule presque tous les effets secondaires « très fréquents » de l’injection de DECAPEPTYL : difficultés à dormir, changements d’humeur, diminution de la libido, bouffées de chaleur et transpiration excessive. Tout cela est « dépressogène » d’après le psy. Si l’on ajoute que ma façon de gérer ces bouleversements passe par les excès alimentaires compulsifs à outrance, vous obtenez LE cocktail fatal pour ruiner n’importe quel moral, même ceux dopés au ZOLOFT.

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#150 Bye bye la ménopause artificielle !

giphy (7)J’ai noté cette date depuis un mois dans mon agenda : le 12 mai. Aujourd’hui je dois commencer les patchs VIVELLEDOT. Une bonne dose d’estradiol qui devrait éloigner les effets secondaires de ma ménopause artificielle et surtout préparer mon corps pour le transfert.

Il était temps ! Je n’en peux plus de me réveiller 10 fois par nuit juste pour … transpirer ! D’autant que les bouffées de chaleur me poursuivent maintenant aussi en pleine journée et de plus en plus avec l’arrivée des beaux jours ! J’ai l’impression d’être une cocotte-minute. Une cocotte-minute hypersensible et fatiguée.

D’ailleurs je crois que si on me donnait le choix entre  lécher du vomi ou boire de la morve revivre un cycle de stimulation ovarienne ou un mois de ménopause artificielle, je choisirais la stim’ sans hésitation ! Même si l’on doit chaque jour s’enfoncer une aiguille (voire deux) dans le bide. Même s’il y a les prises de sang et les échographies endovaginales. Parce que j’ai globalement mieux supporter les effets secondaires. Et puis surtout parce que ça dure carrément moins longtemps. Enfin bref. Espérons tout de même que je n’en ai pas besoin hein.

C’est donc la première chose que j’ai faite ce matin, juste après ma douche : me coller deux patchs sur le bide. Légère impression d’être une femme bionique. Ça donne presque un style. Et c’est parti pour la suite !

#147 Ménopause artificielle, corps en vrac et angoisse …

La veille d’entamer mon deuxième mois de ménopause artificielle, Madame-Hope m’avait dit : « Ne vous inquiétez pas, ça n’augmentera pas les effets indésirables que vous ressentez déjà. » Je l’avais crue sur parole. Mais dans les faits, put*** c’est une autre paire de manches !

Ça a commencé il y a une quinzaine de jours. Et j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Au menu : infection urinaire (le truc que je chope une fois par an, et encore), sorte de tétanie nocturne (tous mes muscles se crispent en même temps), bouffées de chaleur présentes de plus en plus tôt en soirée (en plus de chaque heure la nuit, évidemment), la peau qui part en vrille (un mélange entre l’ado boutonneux et la mamie sèche et fripée), une ampoule de malade sous le gros orteil qui m’oblige à marcher de travers (et donc à me faire mal ailleurs) (bon Ok ça n’a rien à voir avec la ménopause ça, mais quand même) … Bref : je me fais un peu pitié. Ajoutez à cela que je pleure pour rien et vous obtiendrez une Lucienne version loque humaine.Lire la suite »

#144 Ménopause artificielle, acte II : rien ne va plus !

sadÇa a commencé jeudi, avec le fameux « Après tu pourras rouler. » Je pensais que ce serait passager. Un one-shot de larmes. Mais non, ce n’était que le début. La fissure dans le barrage. Depuis, c’est une catastrophe. Je ne m’arrête plus : des larmes non-stop ce week-end, pour trois fois rien et à la moindre occasion. Rebelote lundi, malgré une décompression boulimie / Lexomil la veille. Je ne sais plus quoi faire pour retrouver un semblant de calme intérieur.Lire la suite »

#130 En route vers la ménopause artificielle !

J10, prise de sang et échographie pelvienne de bon matin … Comme un air de déjà-vu !

Madame-Hope me montre un joli follicule à l’écran. Puis quelque chose de moins sympa qui ressemble à du « gruyère » : mon adénomyose. Un truc (ne me demandez pas plus de précisions parce que je n’en sais rien) fait 21 millimètres alors qu’il devrait faire la même taille que le truc d’en face, à savoir 12 millimètre. « Ça peut se tenter » dit-elle. Puis : « Vous avez des saignements ? » Je lui rappelle que oui, et pas qu’un peu : entre 7 et 10 jours de spotting avant mes règles, et ce à chaque cycle depuis que j’ai arrêté les contraceptifs hormonaux il y a plus de deux ans. « Ah. On ne va pas tenter alors. » Mais grande nouvelle : c’est bien l’adénomyose qui cause ces saignements. Enfin quelqu’un qui me confirme ça de façon certaine. Après plusieurs années d’errance médicale concernant ce problème, ça fait du bien d’avoir une réponse catégorique.Lire la suite »

#326 « Ce n’est pas un échec, c’est une expérience. »

Ça c’est ce que dirait mon hypnothérapeute. J’essaye de voir les choses comme elle, mais franchement là j’ai juste envie de me faire toute petite. Le « sevrage par le mépris » a tenu un mois. Puis j’ai cru que le plus dur était derrière moi, j’ai relâché mon attention. Et bam : retour de flamme de la dépression. Il faut dire qu’avec le don de moelle osseuse  pour mon père, je n’étais pas dans les meilleurs conditions. Comme me l’a dit ma soeur : « T’aurais pu attendre une période plus calme de notre vie ». Je pensais pouvoir tout gérer et j’ai échoué. J’entends déjà les « je l’avais bien dit » silencieux … Mais on respire un grand coup et on passe au-dessus.

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#314 « Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. » Marie Curie

Mon dernier contact avec mon ostéopathe adorée datait de mars 2018. En pleine ménopause artificielle, j’apprenais qu’elle partait en congé maternité … et je passais une heure à chialer. À croire que ça m’avait refroidi, puisque je n’ai toujours pas remis les pieds chez un ostéo.

Depuis je pratique sérieusement le yoga, je découvre mon corps sous un autre angle. Je m’allonge, je me tords, je me renforce, je m’équilibre, je m’assouplis, je me mets à l’envers … Bref : je m’éclate. Mais en étant maintenant plus à l’écoute, je réalise qu’il y a des trucs qui coincent toujours.

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Ça c’est (vraiment) moi.

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#309 2019 sera-t-elle (encore) une année PMA ?

Après l’échec de la quatrième FIV mi-décembre 2018, voici enfin le débriefing avec Madame-Hope.

J’y vais avec la boule au ventre. Pas forcément pour le rendez-vous en lui-même, mais surtout pour le temps à patienter en salle d’attente. Ça fait parti des trucs que je ne supporte plus du tout depuis « la fin de la PMA » (comprendre : depuis que j’ai décidé que mon corps ne serait plus torturé trituré tous les quatre matins) : perdre mon temps en salle d’attente. Les examens divers et variés, pas de souci ça passe encore. Mais ATTENDRE UN MÉDECIN me fait littéralement péter un câble. J’ai déjà perdu beaucoup trop de précieuses heures de vie comme ça. Alors en tant que vieille roublarde de la PMA, je ne me gêne pas : « Bonjour Madame la secrétaire, je travaille à 5 minutes du cabinet. Vous serait-il possible de me téléphoner quand Madame-Hope sera en rendez-vous avec la patiente avant moi ? Merci, c’est très gentil. À tout à l’heure. » La secrétaire fait son job mais je poireaute tout de même près d’une heure en salle d’attente. Je frôle la crise d’angoisse.Lire la suite »

#303 « À la fin de quelque chose, il y a bien un truc à commencer. » Grand Corps Malade

Tout de suite après l’annonce du résultat négatif (le 14 décembre), je suis passée au cabinet de Madame-Hope pour prendre un rendez-vous. Rien avant fin février. Je m’y attendais, mais ça fait quand même un coup de plus en cette journée déjà difficile.

Dans l’après-midi, entre larmes incontrôlables et anxiolytiques légers, le cabinet de Madame-Hope m’appelle deux fois. Je renvoie directement les appels sur messagerie. Le premier message de la secrétaire, c’est pour s’étonner de mon test de grossesse si précoce (réalisé à J7 après le transfert au lieu de J9 comme indiqué sur l’ordonnance). Elle me demande de la rappeler ou de lui envoyer un mail. Fuck you. Au deuxième coup de fil, quelques heures plus tard, elle me dit qu’effectivement le taux est très faible (il était de 9 exactement), mais qu’il faut que je refasse une prise de sang quelques jours plus tard et que je continue les traitements. « Ensuite on discutera ensemble en fonction des résultats. » J’ai vraiment l’impression d’être prise pour une idiote. Je sais bien que ce 9 c’est un reste de l’OVITRELLE que je me suis injectée durant une semaine après l’ovulation, dans le cadre du protocole MatriceLab. Mais docile, je continue la progestérone quand j’y pense et j’irai à la prise de sang à la date demandée (soit J11 après le transfert). Sauf que : je reprends des bains, je bois du café et je fais du sport. Lucien est un peu dans le déni et croit encore à moitié au miracle. Je veux bien être la conna*** de l’année qui fait sa prise de sang trop tôt et est finalement enceinte, mais honnêtement il y a peu d’espoir.Lire la suite »