#370 « On va vous donner un petit coup de pouce. »

Ce qui devait arriver arriva : ma dernière copine PMette est enceinte. Mes yeux s’embuent de tristesse à la lecture de son message, malgré toute la joie que je ressens pour elle. ❤

Comme la vie est bien faite parfois, le soir même j’ai rendez-vous chez mon psychiatre. D’emblée je lui dis ironiquement que je pense couver une petite dépression saisonnière. On est en novembre, la nuit tombe à 17 heures et il fait froid. Mais en vrai j’ai la déprime chevillée au corps depuis quelques temps : zéro motivation (même pour le yoga je dois me forcer) et moral en berne les ¾ du temps. Au boulot je fais acte de présence : cerveau vide devant mon écran, je m’en tiens au minimum syndical, incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. La présence de ma collègue folle ne m’aide pas – plus qu’un mois à tenir – et je passe le plus clair de mon temps à glander sur internet à la recherche de … De quoi ? D’un sens à la vie ?

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Parce que mon problème de fond en ce moment c’est ça : je ne trouve de sens à rien. Je ne sais pas où je vais, à quoi je sers, pourquoi on s’acharne en PMA … Que faire si ça ne fonctionne jamais ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? Qu’est-ce que je veux vraiment ? Quelles sont mes valeurs ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Je n’ai pas de réelle passion, rien à quoi je pourrais me raccrocher si tout s’écroule. Serais-je capable de mener une « vie normale » si l’on n’agrandit pas notre famille ? Continuer un travail qui ne m’épanouit pas particulièrement malgré cette liberté que me donne le temps partiel ?

Paumée, j’ai téléchargé une appli qui donne les horaires des messes aux alentours de chez moi. On ne sait jamais, peut-être que croire en un Dieu quelconque pourrait m’aider à affronter tout ça ? J’ai même fait le test de personnalité de l’Église de Scientologie pour vous dire à quel point je suis au fond (Lucien m’a engueulé). Sur la papier on était pas mal : « La Scientologie fournit à l’individu une voie précise menant à une compréhension totale de sa vraie nature spirituelle et des rapports qu’il entretient avec lui-même, sa famille, les groupes, l’humanité, toutes les formes de vie, l’univers matériel, l’univers spirituel et l’Être suprême. » Franchement ça donne grave envie, ils sont forts les mecs. Mais j’ai vite lâché l’affaire (je suis désespérée mais pas stupide, c’est rassurant) mais du coup en ce moment je lis « Rescapée de la scientologie » de Jenna Miscavige Hill (la nièce du chef actuel de la Scientologie) qui raconte le côté sombre de l’organisation. Quoi qu’il en soit j‘ai besoin d’un truc, d’un signe, n’importe quoi, n’importe qui pour me rassurer dans le style : « Ne t’inquiète pas, ça va aller, il y aura quelque chose à tirer de tout ça. »

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Les seuls moments où je suis bien, ce sont les journées où je ne sors de chez moi que pour courir en forêt (histoire de dire que j’ai pris l’air vingt minutes). Une sieste (avec Danette à mes pieds sur le tapis) et quelques étirements (avec Danette dans les pattes). Ne voir personne à part Lucien le soir. Regarder YouTube et Netflix en mangeant des trucs bons. Si la vie ne pouvait être faite que de journées comme celles-ci, actuellement ça me conviendrait parfaitement.

Alors que je débite ça sur un ton monocorde, je vois sur sa tronche que le psychiatre est un peu désemparé. Il évoque la récente (ré)hospitalisation de mon père et je réalise qu’effectivement le contrecoup de cette période joue peut-être un peu aussi. Entre ça, la fin de la PMA « classique » et l’ambiance au boulot il me dit : « En ce moment vous cumulez un peu. » Je me marre en lui répondant : « Mais ça fait des mois que je cumule ! » Quand je raconterai ça à Lucien plus tard, il ajoutera : « Des années même ! »

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Vis ma vie.

Il m’explique qu’avec le projet de grossesse, on n’a pas beaucoup de choix au niveau des différentes molécules d’antidépresseurs. « Mais on va vous donner un petit coup de pouce. » Comprendre : doubler ma dose de ZOLOFT. Je demande s’il y a des risques ou des effets secondaires relou, il m’assure que non. « Vous n’êtes pas bipolaire donc il n’y a pas de raison. » Si tu le dis mec … Comme il y a deux ans lors de mon premier rendez-vous, je suis un peu perplexe devant sa proposition. Sauf que cette fois je sais les miracles que cette petite gélule peut faire. J’accepte en me disant que cette augmentation du dosage n’est que temporaire, le temps de passer ce cap de l’hiver, du travail à temps plein à venir, de la santé imprévisible de mon père, des fêtes de fin d’années dans la famille parfaite de Lucien, de mes 33 ans, de la fin de la PMA en France et du lancement de la FIV DO (avec la big ménopause artificielle before). Je sais bien que certains jugeront ce choix : « Les médocs ce n’est pas une solution », « tu ne vas plus être toi-même », « c’est pas bon de mettre ça dans ton corps surtout si tu essayes d’être enceinte »« tu vas être complètement amorphe »« tu devrais plutôt parler à un psychologue », « tu déprimes parce que tu penses trop à ton nombril », « il existe d’autres moyens », « quand on commence c’est sans fin, on ne peut jamais arrêter », etc etc. Quand j’ai débuté le traitement il y a deux ans j’ai déjà eu ce genre de réflexions (culpabilisantes pour la plupart) et venant de personnes bien loin d’être expertes sur le sujet. Les mêmes d’ailleurs qui m’ont dit qu’arrêter tout à l’arrache n’était pas forcément malin. Mais à ce propos – et avec le recul – je suis d’accord, j’ai merdé. Mea-culpa. ❤

Bref : on ne va pas rejouer le passé. Mais voilà où j’en suis aujourd’hui.

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56 réflexions sur “#370 « On va vous donner un petit coup de pouce. »

  1. J espère de tout coeur que le DO sera la happy end pr vous . les chances sont nettement plus élevées et ca redonne le moral … Moi après l échec fiv4 , je n avais qu une envie , c était de passer à autre chose , vite , parce que rester ds cette spiral de la pma qui ne m a apporté que des larmes , je n en pouvais plus . Ça été salvateur d enchaîner. Courage lucienne , tu vas reprendre du poil de la bête.

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    • Salut Lucienne,
      Je ne serai pas d’une grande aide sur les montagnes russes car je suis comme toi, tomber très (très) bas pour rebondir (ou pas)…
      Alors ma réponse sera plus « pragmatique », mon psy m’a indiqué le site du CRAT pour voir quels médoc sont compatibles avec un désir de grossesse / grossesse. J’étais comme beaucoup, à penser que les antidépresseurs allaient me changer bla-bla-bla… au final je ne regrette vraiment pas, c’est un amortisseur de vie ! Quitte à s’en prendre plein la tête, autant amortir les chocs !
      Courage !
      (Ne te sens pas seule, on est 10000 comme toi !)

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  2. Alors, j’ai absolument tout pour être heureuse mais ma dépression post traumatique est très sévère. Et justement, c’est inquiète que je suis allée voir ma psy car malgré les AD je me sentais mal (sans me sentir mal. C’est étrange de ne pas aller bien sous AD). En réalité je me prends le second effet Kiss cool de mon traumatisme, je n’en ai donc pas fini.
    La psy m’a rappelé qu’on ne peut pas toujours aller bien, mouai, je pense que quand on a fait une dépression, on sait reconnaître la différence.
    Être terree ans mon petit monde et m’anesthésier à coup de sport et netflix, je connais bien mais au final c’est un cercle vicieux car ça ne va pas forcément mieux derrière. On se protège juste du reste du monde qui ne nous comprend plus (et inversement).
    Nos vies sont extrêmement différentes, car j’ai la chance incroyable d’avoir une famille, je le sais Lucienne et j’espère ne pas te blesser en écrivant tout ça. Chaque jour je suis reconnaissante d’avoir cette chance et c’est une force inestimable.
    Mais je ne maîtrise pas cette fichue réaction chimique de mon cerveau suite à cette année apocalyptique. Du coup, je compatis, vraiment. Les nuits courtes et l’arrivée du froid, le manque de soleil n’y changent rien.
    En revanche je peux te raconter la RT. La magie que ce séjour a été. L’état d’extase et de bonheur parfait que j’ai ressenti jusqu’à la naissance de ma fille, les larmes de reconnaissance et d’émotion qui coulaient souvent. Car cette douleur associée au ventre vide, elle est partie. Reste celle d’avoir cru tant de fois que ma si précieuse petite fille allait mourir. Mais elle est là. Ainsi que mes garçons. Et là aussi j’ai tellement tellement de chance…
    Bref je m’égare. Je croise fort pour

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    • Ce matin au cours de yoga j’ai tiré une carte – ouai on tire des cartes au hasard parfois au début de certains cours, genre si t’as besoin d’inspiration pour ta pratique (bref) – qui disait un truc du genre « ton intuition est pleine de sagesses ancestrales, fais-lui confiance ». 🙂 Depuis le début au feeling c’est la RT, donc c’est là qu’on ira c’est certain maintenant (les réponses à mon précédent article sur la question à 1(0) 000 dollars m’ont énormément rassurée). Bon en vrai je suis déjà allée deux fois à Prague et j’ai pas particulièrement kiffé, mais bon là ce sera différent. 😀

      Pour ce qui est de la dépression, je ne peux que te comprendre, même si nos situations n’ont (plus) rien de comparables. On ne peut pas toujours aller bien oui, mais quand ça s’installe dans le temps et que ça vient perturber plein d’aspects de ta « vie normale », ben justement ce n’est pas normal. Du coup quelle a été pour toi la solution quand tu as senti que tu n’allais plus bien même sous AD ? La psy t’a doublé ta dose à toi aussi ? #junkiestyle ^^

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  3. Ya des applis pour les horaires de messes ?!!! Tu m’apprends quelques choses. Concernant les personnes qui « critiquent » les anti-dépresseurs, on-ils vécu une dépression ? Ont-ils déjà pris ce genre de traitement ? C’est quoi les autres solutions ? Tu fais ce que tu peux et tu n’a pas à t’en blamer. Même à parcours semblable, les ressentis sont différents.
    Pour l’arrêt des traitements à l’arrache, effectivement par contre c’était sans doute pas l’idée du siècle mais au moins maintenant tu le sais. Perso, je m’automédique en période d’échec et c’est pas l’idée du siècle non plus.
    Pour avoir déjà pensé à ce qu’on ferai de notre vie si on finit le parcours sans enfant. J’ai tout pleinsssss d’idées et bien trop pour pouvoir tout faire dans une vie. Et je partage bien volontiers 😘😘. Evidemment je te le souhaite pas et je continu de croiser les doigts pour cette IAC.

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    • « Messes Info » sur l’App Store ! 😀 J’ai toujours pas mis les pieds dans une église, mais l’appli est sur mon tel !
      Tout ceux qui ont critiqué n’avaient jamais pris d’antidépresseurs je crois. Je ne sais pas s’ils avaient connu la dépression, mais ils étaient fortement persuadés que se changer les idées, mener un mode de vie sain, voire des amis et d’autres trucs de ce style suffiraient à me remonter le moral. Genre c’est une histoire de volonté quoi.
      Tu t’automédiques à coup d’anxio en période d’échec ? #junkiestyle (comme pour ma réponse à Carotte) ^^

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  4. Je te trouve très forte ne culpabilises pas tu fais ce que tu peux et tu continues d avances iac en cours, do programme… Tu n as pas baissé les bras malgré les obstacles et du coup tu fais tt ton possible et je te souhaite de tt cœur que ces efforts soient payants j y crois fort pour vous….

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  5. Je suis désolée de te lire dans cet état… Je suis contre les médicaments, c’est vrai que j’ai réussi à passer bien des caps sans camisole chimique mais je comprends tout à fait qu’on puisse en avoir besoin. Ne culpabilise pas, si ça t’aide à passer ce cap, c’est le plus important, chacun ses solutions !

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    • Tu es contre les médicaments ?? Mais… ! Enfin, j’entends, c’est différent de dire « je n’aime pas prendre des médicaments à moins que ce soit nécessaire » (ce qui est clairement le cas pour Lucienne) ou « je suis contre les médicaments » (ce qui laisse sous-entendre que par la PMA tu n’es pas passée, parce que sans médicaments…). Je ne doute pas de la bienveillance de ta réponse hein, mais un tout petit peu de nuance ne fait pas de mal, surtout en face de quelqu’un qui vient de se livrer ainsi.

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      • Je ne l’ai pas trouvé trop hardcore moi son commentaire. 🙂
        Chacun fait ce qu’il veut. Si Bricoleusederêves est « contre les médicaments » mais qu’elle « comprend tout à fait qu’on puisse en avoir besoin », moi ça me va. Chacun a ses forces, ses faiblesses et ses convictions. Mais à partir du moment où tout le monde respecte les choix des autres (ce qui ne veut pas dire « approuve les choix des autres ») , alors c’est cool. 🙂 Je prendrais beaucoup plus mal un commentaire du genre : « Moi je fais comme ça et je pense que tu devrais faire pareil parce que ça fonctionne pour moi donc je sais que j’ai raison. » Tu vois ce que je veux dire ?

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    • Avant la PMA j’étais du genre à ne pas avaler un DOLIPRANE, même sous la torture ! ^^ Depuis je gobe tout sans broncher. Je n’aime pas trop le terme « camisole chimique », parce que pour moi le ZOLOFT m’aide à retrouver l’énergie, l’envie et la sérénité pour mener avec bonne humeur une vie normale. J’ai l’impression d’être une version plus heureuse de moi-même. Et comme je l’ai déjà écrit : je préfère être une junkie happy plutôt qu’une meuf « saine » (entre big guillemets hein) mais triste. 🙂

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  6. On dirait que ta visualisation a commencé à marcher. La prochaine étape ça sera toi qui monte dans le train. Et si c’est pas ce mois-ci (je continue à croiser!) tu as un plan déjà bien avancé qui devrait t’y amener. J’espère que tu arriveras à te protéger des conseils moralisateurs des gens qui n’ont aucune idée de ce que tu vis mais qui se permettent de juger.

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  7. Y’a que Jésus qui dit « lève-toi et marche » à un paralytique, et que ça marche !

    Pour le reste, à part t’en remettre aux médecins, je vois pas.

    Fille de dépressive (la vraie…) j’ai presque 30 ans de recul sur la vie « avec » ses fameuses molécules. Les périodes sans traitement ne sont pas toujours roses (mais dans la vie rien n’est jamais rose !) et en ce moment, de son propre aveu : la chimie s’est presque complètement dissipée dans son cerveau.
    Elle récupère une certaine lucidité et un esprit plus critique sur ce qui l’entoure, la sensation de reprendre la main, en quelque sorte.

    C’était ma participation du lundi, en gros pour dire que tu te fais aider, que t’as la lucidité de te tourner vers les bonnes personnes (psy, corps médical) et que t’as bien raison.

    La vie est belle, on n’a jamais dit qu’elle était facile. Et on n’est pas tous des gros bras.

    Amitiés.

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    • Je m’en remets au psychiatre pour mon moral de la même façon que pour la PMA avec Madame-Hope. Je délègue ! ^^ Comme ça je peux me consacrer à des trucs cool de la vie. C’est drôle parce que, même si j’ai la dose de ZOLOFT dans le cerveau, je n’ai pas du tout l’impression de perdre ma lucidité ou le contrôle de ma vie. Au contraire : moi c’est la dépression qui me donne ses sensations. Comme je l’ai écrit + haut : le ZOLOFT m’aide à retrouver l’énergie, l’envie et la sérénité pour mener une vie normale. Comme si j’étais une version plus heureuse de moi-même (sans être complètement perchée non plus).
      « La vie est belle, on n’a jamais dit qu’elle était facile. » J’adore ! ❤

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        • Tu peux attendre longtemps. J’ai reçu ça après avoir terminé le test : « Je suis votre évaluateur personnel. J’ai traité et calculé les résultats de votre test de personnalité OCA que vous avez récemment fait en ligne et je vais pouvoir vous transmettre les résultats avec grand plaisir.
          Prenons rendez-vous pour nous voir dans les prochains jours à l’heure qui vous convient le mieux.
          Lorsque vous viendrez, je vous donnerai une consultation privée pour vous donner vos résultats en détail, ce qui ne dure que 20 à 30 minutes. Je vais relever chaque point de votre graphique OCA avec vous afin que vous sachiez quels sont vos points forts et vos points faibles.
          CLIQUER ICI pour prendre rendez-vous en ligne. »
          Merci mais non merci hein ! ^^

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  8. Est ce que tu attends les résultats de l’iac avant d’attaquer la double dose de Zoloft ?
    Je comprends bien ton désarroi, moi aussi je suis passée par ce grand vide. Cette impossibilité à se projeter dans la vie, ne pas savoir si on aura des enfants ou pas etc.
    Tu as raison de faire ce qui te fait du bien, et puis franchement avec ce temps, qui a envie de sortir plus de 5 min de chez soi (surtout si c est pour écouter une collègue folle!)
    Allez 🍀🍀🍀🍀pour la suite et pour la santé de ton papa

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  9. […] L’augmentation du ZOLOFT a fait effet très vite, en tout cas sur mon sommeil : je me réveille très tôt et impossible de me rendormir. À voir comment ça évolue, mais pour moi qui me demandais comment trouver du temps lorsque je travaillerai à temps plein, c’est parfait. Je vais me créer une sorte de Miracle Morning avant de me retrouver dans le RER matinal. Côté moral, j’ignore si une augmentation du dosage peut faire effet aussi rapidement mais bizarrement ça va. Enfin disons que je ne suis pas au fond du trou et je regarde déjà vers la suite, le tout avec un oeil super optimiste puisque je suis persuadée que la FIV DO nous apportera un bébé. À côté de ça j’ai booké ma première mini retraite – trois jours – de yoga mi-janvier. C’est quelque chose dont j’avais envie depuis plusieurs mois déjà et je suis contente de pouvoir le concrétiser. […]

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