#361 IAC 3 : l’IAC relou !

J6. Prise de sang et échographie avec la remplaçante de Madame-Hope. 

Fatigue, maux de tête, moral en dents de scie, compulsions alimentaires et sommeil de merde : comme pour les IAC 1 et 2, le MENOPUR ne me réussit pas. « Heureusement c’est la dernière fois. » Voilà ce que je me dis pour tenir le coup. Je sais que la ménopause artificielle avant la FIV DO sera peut-être pire, mais chaque chose en son temps !

Rien à signaler côté échographie : on rejoue exactement la même partition que les deux fois précédentes. Pourquoi le résultat serait-il différent ? Le bonus, c’est le programme qu’elle m’annonce pour la suite :Lire la suite »

#359 Chakras & créativité [no PMA inside]

Même si vous n’avez jamais mis les pieds dans un cours de yoga, vous avez déjà certainement entendu parler des chakras. En gros ce sont des centres énergétiques par lesquels passent l’énergie vitale. Il y en a sept principaux et chacun est associé à une couleur, un duo de divinités, un élément classique, des sons, un organe d’action, un organe sensoriel, des fonctions de la conscience, etc etc. Voilà pour le mini point théorique.Lire la suite »

#358 Histoires de boulot … (2/2)

Dans l’article précédent je parlais d’une collègue – la seule – qui avait fini par s’habituer à la personnalité de la folle. Elle m’a révélé son secret : elle s’apprête à quitter la boite ! Je m’imagine déjà en panique seule en tête-à-tête avec la folle … Heureusement le timing est parfait : j’apprends ça juste avant mon rendez-vous avec le psychiatre.

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J’explique, je pleure. Selon lui ce que je ressens est normal et ce type de personne / personnalité peut désorganiser tout un service. Et moi, au milieu de tout ça … je suis fragile ! Enfin non : je suis « fragilisée ». Par ce qu’il s’est passé avec mon père (je n’y pensais pas / plus du tout) (c’était avant la nouvelle hospitalisation) et bien sûr par la PMA.

Sauf qu’il m’explique que c’est la médecine du travail qui a le pouvoir de faire bouger les choses. Que je ne peux pas être être mise en arrêt de travail durant trois mois. Panique dans mon cerveau : « Donc là je dois retourner bosser ?! » Re larmes. Il a eu pitié de moi et m’a « offert » dix jours loin de la folle. Soulagement temporaire.

En sortant de son cabinet j’appelle la médecine du travail. Pas de rendez-vous avant trois semaines. Mais le timing se goupille bien : arrêt de travail >> retour au taff durant la semaine où la folle est en congé >> rendez-vous avec le médecin du travail. Je mets N+2 et DRH au courant, parce que je veux être la plus transparente possible. Et aussi parce que j’espère que mon arrêt + ma demande de visite médicale les secoueront un peu et qu’ils m’offriront une option avant que j’ai besoin de passer par le médecin du travail. On peut toujours rêver un peu hein ! En attendant je décide de ne pas travailler durant mon arrêt. J’écris clairement à N+2 que je suis « dispo pour discuter à mon retour » (sous-entendu : ne m’emmerde pas pendant mon arrêt de travail). Elle me cale direct un entretien le jour de ma reprise.


Dix jours plus tard, sur le chemin du retour au travail, surprise !

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Génial …

La première question de la folle quand elle me voit :
« – Tu étais en arrêt maladie ou en vacances ?
– En arrêt.
– Pourquoi ?
– Je ne veux pas en parler. »
Fin de la discussion. Ambiance glaciale dans le bureau.
Trois heures plus tard, j’apprends qu’elle est allée interroger d’autres collègues pour savoir pourquoi j’avais été arrêtée … Me voilà directement replongée dans le bain.Lire la suite »

#357 IAC 3 : à quoi bon ?

Alors qu’il m’apparaissait impensable de ne pas tenter la dernière IAC il y a encore quelques semaines, peu à peu l’idée a fait son chemin. En réalité c’est surtout la lassitude et le « à quoi bon » qui ont pris le dessus. Pourquoi ne pas attendre tranquillement la FIV DO, en début d’année ou au printemps 2020 ? On est pas bien là, pépère dans notre (énième) pause PMesque ? Pour couronner le tout et mettre un peu plus de côté la PMA, mon père vient à nouveau de se faire hospitaliser, cette fois pour une merde dans les poumons.

Lucien a un argument en faveur de cette dernière IAC : ça fait trois mois qu’il gobe les compléments alimentaires à 1000 dollars la boite donc on peut parier sur une amélioration potentielle de sa qualité spermatique. Mais j’ai une réponse imparable : je ne suis pas sûre d’avoir envie de m’infliger (encore) ça pour rien. Et puis j’ai beau faire toute la visualisation positive du monde, je n’arrive pas à voir mes ovocytes autrement que comme des pauvres trucs tout rabougris (et ce ne sont pas les spottings 15 jours par mois qui m’aident).Lire la suite »

#356 La suite logique …

Ma pote – en couple depuis très longtemps – qui a acheté un appartement et vient de se faire licencier :

« On va peut-être se lancer pour essayer de faire un mioche. Je suis pas méga motivée mais j’ai 31 ans. C’est l’âge quoi. Et le chômage à 90% pendant trois ans, c’est une opportunité. Je me dis que je vais avoir le déménagement, et j’aurai un bon salaire au chômage. Donc c’est l’occasion. Après j’en rêve pas. Mais c’est la suite logique. Chômage, nouvel appart, j’ai passé la trentaine … Ça se tente. Les gosses je trouve toujours ça répugnant, mais c’est la suite logique. J’ai jamais dit que j’en voulais jamais … D’ailleurs là j’ai pas une grosse envie mais bon, why not. C’est le moment quoi. J’aurai pas de meilleure opportunité. »

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#355 Histoires de boulot … (1/2)

J’en peu parlé de la folle qui remplace ma N+1 (depuis avril et jusqu’à la fin de l’année). Entre le don de moelle osseuse, le retour de la dépression, mes congés et mon changement de bureau, j’ai pu éviter de travailler avec elle la majeure partie du temps. Mais cette « douce » période est révolue.

Cette femme a un gros problème psychiatrique (ce que je vous raconte là ne sont pas des hypothèses sorties de mon imagination, ce sont ses propres mots). Elle est « bipolaire, pas stabilisée » et prends des tonnes de médicaments (dont de l’ORAP, qui est tout de même indiqué pour les « états psychotiques chroniques (schizophrénies, délires chroniques non schizophréniques : délires paranoïaques, psychoses hallucinatoires chroniques) » qui la rendent complètement amorphe ou insupportable.Lire la suite »