#315 Mon sevrage radical du ZOLOFT et ma découverte du CBD !

[Dans la foulée j’ai aussi stoppé mon L-THYROXIN HENNING (le cousin allemand du LEVOTHYROX). Parce que quitte à décider qu’on voulait revenir à un fonctionnement naturel, autant tout plaquer d’un coup hein. Et sans avis médical parce que c’est beaucoup plus drôle.]

[NDLR : ne reproduisez pas ceci chez vous]

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Quelques semaines auparavant, j’avais déjà stoppé la prise régulière de LYSANXIA :

Je me suis pris dans la tronche tous les symptômes de sevrage, comme une vraie toxico. Sur le coup je me suis dit : « Plus jamais ! » Puis quelques nuits sans sommeil ont eu raison de mes grandes déclarations. Finalement j’ai refait les choses progressivement et ça y est : je dors sans anxiolytique. Pas énormément ni très bien, mais suffisamment pour mener une « vie normale ».

Visiblement la leçon ne m’avait pas assez marquée, puisque c’est encore une fois totalement à l’arrache que je décide d’arrêter mon antidépresseur (que je prends depuis un an et quatre mois quand même).

Si jamais ça peut un jour servir à quelqu’un, voici comment ça c’est passé pour moi.
Spoiler alert : si vous vous attendez à des symptômes de sevrage, vous allez être sacrément déçus ! Et moi je vais vraiment finir par croire que tout se joue dans la tête …

    • J1 (de mon sevrage et de mon cycle menstruel) (top synchronicité) : mais où sont passés les médicaments qui accompagnent mon café ?! ^^ Je suis super fière de moi, genre je reprends le contrôle de ma vie, grosse motivation. Trop visiblement : réveil à 4 heures du matin et utérus en mode rébellion : j’avale un ANTADYS contre la douleur et un LYSANXIA pour tenter de reprendre / terminer ma nuit. En vain ! Pour le naturel, on repassera … Mais j’ai décidé de conserver ma bouée anxiolytique en attendant ma livraison de CBD. Finalement, en sortant d’un cours de yoga après le taff, je passe par hasard à coté d’une boutique nommée ClopiNette. J’entre, je demande au vendeur s’il vend du CBD en huile (non) et puis on discute, avec une autre cliente. Vingt minutes plus tard, je repars de là avec la première cigarette électronique de toute ma vie et un flacon de e-liquide CBD. On teste ça dans la soirée avec Lucien, comme deux gamins qui viennent de voler leur première clope. Ça sent la violette et je m’amuse avec la fumée. Lucienne, 10 ans et demi.
    • J2 : j’ai passé une bonne nuit. Ça fait 48 heures que mon corps n’a pas reçu sa dose de ZOLOFT, je m’attends donc à ressentir le manque. Mais non, pas le moindre symptôme. Le soir, je vapote tranquilou mon CBD. N’ayant jamais fumé de cannabis de toute ma vie, impossible de comparer. Mais j’ai bien l’impression que ça me détend tout en douceur, un peu comme le LYSANXIA.
    • J3 : troisième jour sans médoc, là c’est sûr, il va me tomber un truc sur le coin de la tronche. Bah … non. Le soir après dîner, petit vapotage de CBD tranquilou devant Netflix. Je me dis que ce serait drôle d’apprendre à faire des ronds de fumée.
    • J4 : je confirme que le CBD m’apaise aussi efficacement que le LYSANXIA. À part ça, rien à signaler. Je commence à croire que le ZOLOFT que j’ai pris depuis 2017 n’était rien d’autre qu’un placebo ! ^^ Bon il ne faut pas se mentir : j’ai quand même la sensibilité bien perchée. Mais ça reste gérable avec un peu de yoga, un bon footing, quelques mots bien trouvés de ma « MILF sans enfant » préférée et mon CBD dans le sac à main.

Quatre jours sans médicament. J’imagine que j’ai (déjà) passé une étape cruciale, physiquement parlant. Si j’avais dû avoir des vertiges, maux de tête, nausées ou je ne sais quoi, ça aurait déjà dû se manifester (d’après Google). Reste maintenant le plus drôle incertain, à savoir mon moral. Mais ça, on verra à la longue ! Quand au CBD au milieu de tout ça, impossible de déterminer clairement son rôle. Je suis seulement sûre d’une chose : ça détend sans défoncer. Je peux tirer sur ma clope électronique avant d’aller bosser sans craindre d’être à côté de la plaque.

J’ai rendez-vous avec mon psychiatre à ce qui sera le J18 de ma détox. J’ai volontairement choisi de ne pas le revoir plus tôt, afin qu’il ne tente pas de me dissuader d’arrêter mes conneries.

Côté thyroïde, je ferai contrôler mes taux dans quelques semaines parce que Lucien m’y oblige histoire de faire les choses bien. Oh et dans le genre « je fais les choses bien », j’ai enfin (re) (re) (re) (re) (re) (la nana qui annule toujours au dernier moment, c’est moi) pris rendez-vous pour un frottis. Mais si, vous savez, ce truc de base en médecine gynéco mais qui nous passe complètement au-dessus de la tête quand on est en PMA ?! Mine de rien, ça sert quand même à dépister des anomalies du col de l’utérus, notamment des cancers ! Et quand on saigne de ce foutu col 10 jours par mois (en plus des règles), ce n’est sans doute pas du luxe d’aller voir ce qui se passe par là.

37 réflexions sur “#315 Mon sevrage radical du ZOLOFT et ma découverte du CBD !

  1. Hahahaha, tu m’as fait bien rire avec la phrase : « ne reproduisez pas ça chez vous », en mode avaleur de sabre sur La France A Un Incroyable Talent (cascade réalisée par des professionnels, ne tentez pas de reproduire ça chez vous ! )
    Lucienne la pro du sevrage par le mépris !
    La professionnelle de santé que je suis, est suspendue à tes écrits mais un peu affolée aussi !! Je te souhaite que tout aille bien !! Gaffe quand même hein :p

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  2. De mémoire l’action des antidépresseurs est sur la durée, je crois que le « risque » d’arrêt est une retour de bâton en mode grosse dépression après. Pas en mode crise de manque comme pour les anxiolitiques. Mais après tout j’ai jamais testé (le sevrage warrior !) , je te souhaite que ça se passe aussi bien que possible et que tu arrives désormais à te passer de cette béquille chimique. Bises

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      • J’ai rendez-vous le 1er avril (et ça n’a rien d’une blague), mais d’ici-là on naviguera à vue. J’avoue qu’en ce moment c’est un peu folklo (sans les lunettes de soleil tout est 1000 fois + fort / plus éblouissant et je pars au quart de tour), mais j’ai l’impression que je ne m’aide pas vraiment moi-même aussi (cf. le sujet de mes jérémiades d’hier toute la journée sur WhatsApp ^^).

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    • Oui j’avais lu ça aussi, mais en plus des symptômes vraiment physiques de sevrage durant les premiers jours. Comme ma dépression était réactionnelle à mon parcours PMA, j’ose espérer que mon cerveau analysera les choses différemment maintenant … À suivre !

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  3. Le composé qui fait planer dans le canabis est retiré du CBD. Donc ça n’a strictement rien de comparable avec le fait de fumer du canabis. Idem pour l’huile. Pour l’antidépresseur, ce n’est qu’après 2 ou 3 semaines que tu risques éventuellement une rechute au niveau du moral, il est donc trop tôt pour te prononcer. Les symptômes de sevrqge varient en fonction des personnes, il y en a pour qui c’est invivable, pour d’autres non.

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