#255 « Je suis doué d’une sensibilité absurde. Ce qui érafle les autres me déchire. »

Je n’ai rien trouvé de mieux que cette citation de Flaubert pour illustrer mon état. Déjà qu’en temps normal je suis plutôt du genre hypersensible, mais en ce moment c’est le pompon !

Quatre semaines et trois jours que la piqûre de DECA a été faite. Plus le temps passe et plus tout part en vrille, comme l’année dernière. En top trois des effets secondaires indésirables, j’ai nommé : les troubles du sommeil, la transpiration « nocturne » (entre 20 heures et 7 heures) et le moral en freestyle.

Dernière exemple en date : mon ostéopathe adorée m’appelle en personne. Je laisse s’enclencher le répondeur (ce qui donne déjà une vague idée de mon humeur) : elle me prévient qu’elle ne pourra pas honorer le rendez-vous fixé par son secrétariat quelques jours auparavant … parce qu’elle doit partir en congé maternité une semaine plus tôt que prévu. Ouch. Uppercut. Je ne l’avais pas vu venir ce coup-là. Dans son message elle ajoute que, comme elle connaît « la situation », elle me propose un autre rendez-vous plus tôt avec elle si je ne souhaite pas avoir affaire à sa remplaçante. C’est très attentionné de sa part, et il ne m’en faut pas plus pour que je m’effondre, toute seule sur mon canapé. Incapable de la rappeler directement et de passer une heure à côté de son bide tout rond, je passe par le secrétariat pour annuler mon rendez-vous. Quelques minutes plus tard, un texto.

sms_osteo
Vous noterez la délicatesse de mon ostéopathe et ma capacité à écrire un texto de félicitations tout en pleurant.

Ce n’est qu’un exemple, mais depuis quelques jours TOUT est comme ça : sensibilité maximale et à tendance dépressive, sans doute aggravée par le manque de sommeil. Peut-être y a-t-il aussi un peu de stress des événements à venir, même si je n’ai pas l’impression que ça préoccupe mon cerveau plus que cela pour le moment (quoique mon subconscient est dans tout ces états : je ne passe pas une nuit sans faire des cauchemars plus perchés les uns que les autres).

Heureusement ma ménopause artificielle prend fin le 1er avril (et ça n’a rien d’une blague) avec le début du traitement pour le transfert d’embryon(s) congelé(s).

Publicités

15 réflexions sur “#255 « Je suis doué d’une sensibilité absurde. Ce qui érafle les autres me déchire. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s