#231 Ma vie sous ZOLOFT !

Dire que j’étais sceptique à propos des antidépresseurs ! Le changement s’est opéré peu à peu, mais il est réellement là. Moi qui ai toujours cru au pouvoir des mots : exprimer les choses, comprendre le pourquoi du comment, la psychanalyse et tout ça. Maintenant c’est fini. Pas besoin d’aller remuer la merde chez une psychologue. Il suffit de changer l’équilibre des substances chimiques de mon cerveau en y augmentant la sérotonine à l’aide d’une pilule magique par jour. Easy.

gifroulade
L’effet ZOLOFT.

Ça n’a rien à voir avec l’effet abrutissant des anxiolytiques (que j’ai d’ailleurs stoppés). Je n’ai jamais expérimenté les drogues, mais j’imagine que ça doit ressembler à cela : une nouvelle façon de voir le monde. Comme si j’avais mis un filtre Snapchat embellissant sur tout : je suis débordante d’amour, d’espoir, d’envie et d’énergie. Trop peut-être … J’en ai bien conscience, mais c’est tellement agréable.

Un exemple à la fois futile et représentatif, c’est le maquillage. Exceptée à l’adolescence où j’ai parfois pu ressembler à un camion volé doublé d’un pot de peinture (la fille qui met du fond de teint pour aller courir, c’était moi), je me maquille peu : un coup de mascara ou de rouge à lèvre et basta. La dépression n’a pas arrangé les choses et le maquillage était devenu plus ou moins comme tout le reste : un effort insurmontable, quelque chose d’aussi inutile que vain. Un mois de ZOLOFT plus tard et j’ai envie de tout acheter chez Sephora : ça m’amuse et je prends plaisir à mettre 1001 couleurs sur mon visage (pas toutes en même temps hein, j’ai amélioré le style depuis mes 15 ans).

Je n’ai qu’une angoisse : que tout cela « retombe » quand je reprendrai réellement le travail et donc le rythme d’une « vie normale ». Ou que le psychiatre juge que je suis trop dans l’extrême inverse de la dépression. Je me demande aussi s’il peut y avoir une accoutumance aux antidépresseurs, et donc un besoin d’augmenter sans cesse le dosage pour en conserver les bénéfices. Mais pour le moment, je me sens très bien et j’en profite.

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30 réflexions sur “#231 Ma vie sous ZOLOFT !

  1. Je réponds selon ma propre expérience uniquement : je n’ai pas eu besoin d’augmenter les doses sur grosso modo 1 an de traitement. J’avais la même peur que toi, que tout retombe d’un coup. La seule chose que je sache c’est qu’il ne faut surtout pas arrêter brusquement. Ça se fait en diminuant tout doucement par palier, en prenant le temps. Ça paraît long du coup mais ça permet aussi psychologiquement de se dire que c’est bon on gère les soucis avec telle dose puis la suivante et du coup ça rassure et on se sent au fur à mesure prêt à faire sans. En tout cas les anxiolitiques je ne les ai jamais supporté non plus. En tout cas ça fait plaisir de te voir reprendre du poil de la bête !!

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  2. Ça donne trop envie ton truc. Ma sœur est phychiatre Et elle m’a filé une ordonnance pour un anti dépresseur (un autre je crois). Elle est Dans mon sac à main depuis un mois mais je repoussé car je préfère éviter les produits chimiques …trop peu que ça impacte ma fertilité ou bébé même si ma sœur m’a juré que Non. Et attendant je dois continuer de voir la sophrologue mais Sans trop y croire ..

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  3. Même médoc et mêmes effets ici ! Ça fait du bien hein 😊 Pour ce qui est de l’accoutumance, de mon côté on a diminué la dose progressivement mais c’est vrai que je ne me sens pas encore prête à arrêter. C’est rassurant de continuer à le prendre encore un peu. Ne t’inquiète pas et profite de cette bouffée d’oxygène ! Bisous 😘

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    • Ah c’est cool ! J’ai essayé de rechercher des témoignages de personnes sous ZOLOFT mais je n’ai rien trouvé de concluant. Les gens décrivent peu les changements ressentis.
      Tu prenais déjà ça avant et pendant ta grossesse ? Bisou à la sérotonine ! 😁

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      • Non j’ai commencé après la naissance de mini madeleine, dépression du post partum (et oui, qui l’eut cru ça arrive même aux galeriennes !) Du 50mg au début puis du 25mg car j’avais des nausées et de la tachycardie. Depuis c’est bien mieux. Tu as des effets secondaires toi ?
        Niveau efficacité y’a rien à dire, au bout de quelques jours seulement c’était le jour et la nuit ! Le zoloft c’est un peu comme un booster d’humeur pour moi, ça a fait ressortir toutes les émotions positives qui étaient cachées derrière mon mal être. Je n’arrivais pas à profiter de mon bébé et maintenant j’en suis gaga.
        N’hésite pas à m’écrire si tu veux échanger sur l’évolution du traitement 😉 Bisous 😘

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        • J’ai eu pas mal de maux de tête au début mais c’est passé. J’ai toujours le sommeil pas top (c’est peine perdu ça je crois) mais sinon RAS donc c’est cool. Je comprends parfaitement ce que tu veux dire concernant ton ressenti ! 🙂

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  4. […] Comme l’année dernière, je cumule presque tous les effets secondaires « très fréquents » de l’injection de DECAPEPTYL : difficultés à dormir, changements d’humeur, diminution de la libido, bouffées de chaleur et transpiration excessive. Il paraît que tout cela est « dépressogène ». Si l’on ajoute que ma façon de gérer ces bouleversements passe par les excès alimentaires compulsifs à outrance, vous obtenez LE cocktail fatal pour ruiner n’importe quel moral, même ceux dopés au ZOLOFT. […]

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