#129 Attendre, encore. Se poser des question, toujours.

L’impossibilité d’enchaîner deux FIV m’a un peu bousculé. Comme si tout se précipitait d’un coup. Enfin c’est très relatif, puisque maintenant je trépigne d’impatience en attendant mon rendez-vous de lundi qui déterminera si j’aurai « l’honneur » de vivre une ménopause artificielle avant le transfert.

J’ai réalisé une chose : j’ai autant peur que ça foire que l’inverse. J’ai la trouille d’être confrontée à la perte d’un embryon que j’aurai couvé pendant quelques jours, quelques semaines, quelques mois. De la même façon que je crains tous les bouleversements qui arriveraient si, pour la première fois de ma vie, je suis enceinte et j’arrive à mener une grossesse à terme (c’est très bizarre d’écrire ces mots).

Lucien et moi avons décidé de fonder une famille il y a plus de deux ans. J’avais déjà un mauvais pressentiment sur la réussite de ce projet, puisque avant cela nous baisions comme des lapins sans réellement nous protéger et sans jamais qu’un « accident » n’ait pointé le bout de son nez … Alors pour combler cette attente, je me suis lancée dans des activités plutôt incompatibles avec une grossesse, notamment l’équitation et le parachutisme (en plus de la course à pied que je pratiquais déjà assidûment). J’ai rencontré des personnes géniales, j’ai vécu des moments qui comptent comme les meilleurs de ma vie et j’ai profité de soirées folles et trop alcoolisées. C’était chouette … Et la grossesse m’apparaît un peu comme un arrêt de cette vie que je me suis construite « en attendant ». Heureusement je me connais : si j’ai la chance d’être enceinte un jour, je vais sans doute focaliser à fond sur ça (pour le meilleur et pour le pire d’ailleurs) et sur toute la préparation autour de ce bébé à venir. Et puis ça ne dure que neuf mois paraît-il. Libre à moi de retourner ensuite galoper dans la forêt, sauter d’un avion en vol ou passer sous les 45 minutes au 10 kilomètres pendant que Lucien prendra soin de notre progéniture. [Je me projette beaucoup là non ?!]

J’ai l’impression que mon cerveau ne connait pas le mode OFF. Je suis toujours à me demander si je fais les bons choix. Je n’ai jamais de certitude. C’est le cas dans ma vie de façon générale, mais « l’aventure » qu’est la PMA accentue cela puissance 1000. Et c’est fatiguant parfois.

whatswrong

15 réflexions sur “#129 Attendre, encore. Se poser des question, toujours.

  1. Je pense que c’est une bonne chose de s’occuper l’esprit « en attendant » et comme tu dis, le jour où un bébé grandira en toi, tu te centreras là-dessus et rien d’autre 😚

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  2. J’ai aussi tendance à tout anticiper, et du coup à nourrir mes appréhensions. La solution semble être de vivre « au jour le jour », sans se projeter, et voir ce que la vie nous apporte comme aventures, mais c’est bien plus facile à dire qu’à faire 😉

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  3. Si tu as la chance d’avoir un bébé (ce que je te souhaite de tout cœur) je ne pense pas que tu te focalisera à fond dessus pour seulement 9 mois. A mon avis tu vas en prendre pour minimum 20 ans de cerveau ON focus sur ta progéniture 😉
    Mais bon, on ne s’en plaindra pas !

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  4. Je me reconnais tellement ! La seule fois où j’ai fait un test de grossesse, j’ai été prise d’un accès de panique à l’idée d’être enceinte…. flippant. (Bon, c’était négatif de toute façon)

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