#228 Depressed …

Devant ma gueule de cadavre mon air fatigué, le médecin suggère de prolonger mon arrêt de travail jusqu’à la fin du mois. Je me demande ce qu’ils vont en penser au taff, alors finalement on décide que ma reprise aura lieu le lendemain de Noël (sauf si le psychiatre en décide autrement entre-temps). Ce qui n’est pas plus mal : bureaux à moitié vides, retour en douceur. Et j’ai deux semaines pour me faire à l’idée laisser l’antidépresseur accomplir ses miracles.

En attendant je me lève à midi et je passe des après-midis entières à ne rien faire, vautrée dans mon canapé. Même si on me proposait l’activité la plus cool du monde, je préférerais rester là. Je n’arrive plus à parler ni à écrire. Rien ne me fait envie. Tout me demande un effort et la moindre sortie m’angoisse. Je dors, je mange et je me force à prendre une douche. Puis c’est déjà la nuit.

Comment j’en suis arrivée là, alors que je tenais plutôt bien la route ? Est-ce juste une histoire de neurotransmetteurs et de sérotonine ? Quand est-ce que tout va revenir à la normale ? Je ne suis pas sûre de bien comprendre ce qu’il s’est passé.

#227 FIV ICSI 2 bis : on reporte !

Fin octobre, alors que nous préparions le plan d’attaque pour la FIV 2 bis, j’écrivais naïvement que « tout est programmé exactement comme je le souhaitais ». C’était sans compter sur la cœlioscopie, qui semble avoir secoué mes cycles. Une semaine de retard pour le précédent, ce qui donnait un timing assez ric-rac pour caler la FIV avant la fermeture de la Clinique de la Muette (a priori le 21 décembre). Pas rassurée, j’avais demandé confirmation à Madame-Hope.

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« Cela », c’est mes règles.

Ce fameux samedi 2 décembre, j’en suis à 11 jours de DECAPEPTYL et je n’ai pas l’ombre d’un début de règles. Lire la suite »

#226 Psychiatre, collection de chapeaux et ZOLOFT …

Gare du Nord, sortie rue de Maubeuge. Bien loin des quartiers cossus de Madame-Hope et ses confrères. Pas de plaque au mur, à croire que c’est un psychiatre confidentiel. Je sonne, le type m’ouvre, me serre vigoureusement la main en se présentant et me jette dans une salle d’attente des plus étranges : un grand canapé rouge, une énorme armoire avec une collection de chapeaux (!) au-dessus, une table à manger avec quatre chaises, un piano et des tonnes de bouquins en tout genre. L’endroit est peu éclairé. Je reste un instant bloquée au milieu de la pièce, ne sachant où m’installer. Puis j’opte pour le canapé.Lire la suite »

#225 Le retour de l’arrêt de travail …

J’avais fait un Post-it de tout ce dont il fallait que je parle, pour déjouer mon cerveau embrumé par les anxiolytiques. J’ai tout dit. Sans pleurer. « C’est peut-être ça qui l’a fait flipper le plus. » a suggéré Lucien un peu plus tard. Mon médecin généraliste m’a arrêté deux semaines et a écrit une lettre qu’il a glissé dans une enveloppe à destination d’un psychiatre parisien, quelque part dans le 10ème arrondissement. « Appelez-le de ma part, dites que c’est urgent. Ne vous inquiétez pas, il ne fait pas de dépassements d’honoraires. » D’accord. Je repars avec une nouvelle prescription de LEXOMIL, sans doute motivée par le moment où j’ai murmuré que j’avais peur de péter un câble sans ça, et ma réponse affirmative à sa question « Avez-vous des idées noires ? ».

Me voilà donc chez moi, où le fait de savoir que je n’ai plus à me rendre au boulot m’enlève déjà un poids énorme. Pour le reste, je m’injecte chaque soir mon DECAPEPTYL et j’attends mes règles. Comme un air de déjà-vu.

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Lucien et moi … Team de choc spécialisée en injections sous-cutanées. Pour moi blocage des ovaires, pour lui post-op du genou.

 

#224 Top départ pour la FIV ICSI 2 bis …

Ça y est, le vingtième jour du cycle est arrivé : top départ pour le DECAPEPTYL. Deux mois sont passés depuis les dernières piqûres mais je n’ai pas perdu le coup de main. Le grand changement, c’est mon état mental : je suis au fond du trou, ni plus ni moins. Si j’arrive à avoir des embryons, ce seront des junkies déprimés alternant café et médocs pour dormir (la magie du DONORMYL pour s’abrutir la tête, en alternance avec le bon vieux LEXOMIL), le tout sous une couche phénoménale de bouffe industrielle. Je me laisse physiquement complètement aller (lâchage total sur la nourriture et absence de sport), je suis blasée de tout, je n’ai la force pour rien. Plein le c** de filer des centaines d’euros à des professionnels de santé incompétents (d’ailleurs j’ai lâchement arrêté la psychologue, pas le courage). Mon taff m’enfonce encore plus, mais pas de boulot = pas d’argent = pas de PMA = pas de bébé.

En résumé : je tourne en rond dans ma merde. Si cette FIV ne se passe pas bien (comprendre : si J1 ne débarque pas à temps et qu’on doive reporter en 2018 ou s’il n’y a aucun J5), je ne répondrai vraiment plus de rien.

#222 Les potes que t’as pas vus depuis (très) longtemps …

… et qui vivent tranquillement sur la planète des gens normaux fertiles.

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Voilà voilà.
Où est la corde pour que je me pende ?

Ps : le pote en question m’a ensuite bombardée de photos de sa « descendance » (qui a déjà plus de deux ans et est le fruit d’un oubli de pilule).

Ps bis : après la psychologue, je suis maintenant en quête d’un psychiatre … Si jamais vous avez des bonnes adresses, je prends.