#377 Emprunter les mots des autres (2)

Guérir est un long processus. Sinueux, éprouvant et joyeux. Guérir survient lorsque l’on sait ce qui ne nous sert plus. Guérir survient lorsque nous sommes prêts à réparer ce qui ne va plus. Guérir survient lorsque l’on est prêt à pardonner. Guérir implique de regarder profondément en nous-même. Et cela n’arrive pas par hasard, ni en une seule fois.

Guérir est un processus. Celui de faire face à tout ce qui est plaisant et déplaisant à propos de nous-même. Guérir est à la fois l’amour et la vulnérabilité. Guérir est la volonté d’aller au-delà de ce qui est facile pour trouver ce qui est le meilleur.

Guérir peut prendre de multiples visages. On peut guérir d’un rhume ou d’une maladie. Mais on doit aussi apprendre à guérir de la perte, du deuil, de la trahison, de nos mauvaises habitudes, de nos schémas familiaux, de la honte et de la culpabilité. Chacun guérit en son temps et à son propre rythme.

Guérir peut prendre une vie. Nous guérissons couche après couche. Et lorsque nous parvenons aux graines, nous pouvons choisir de viser dans la direction opposée et de nous orienter vers ce qui résonne profondément en nous. Au coeur de la vie, dans le chaos ou la douce quiétude, tout l’effort consiste à rester calme, réjoui pour tout ce que nous avons et pour tout un tas de raisons. L’existence sait si bien nous apporter cadeaux et introspections vers notre coeur et dans notre âme.

À chaque fois que nous ne savons pas, à chaque fois que nous doutons, à chaque fois que nous sommes blessés : recherchons les signes qui, en fin de compte, sont tellement plus important que nous-même. Ils nous ancreront plus profondément dans la vie. Percevez-en l’essence. Cette légère brise sur votre peau, un rayon de soleil sur votre visage … Vous êtes ici. Vous êtes aimés. Tout va bien.

Maud Pischon

Ps : le (1) était par là.

ARTE Regards – Tchéquie, un bébé à tout prix !

Cela fait maintenant trois ans que Simone et Peter essayent en vain d’avoir un enfant. N’envisageant pas d’adopter, ils placent tous leurs espoirs dans la procréation médicalement assistée – et dans les cliniques tchèques : là-bas, les expériences semblent positives, les taux de réussite élevés et, surtout, les prix sont bas.

En Allemagne, le coût du traitement se situe entre 3 000 et 4 000 €, et s’il se révèle inefficace, les patients doivent tout recommencer – et bien sûr tout repayer. Comme le couple n’est pas marié et que Simone fêtera bientôt ses 40 ans, la caisse maladie allemande ne prend en charge aucune dépense. Or, en République tchèque, les coûts sont divisés par deux et les conditions bien plus souples.

Dispo ici : https://www.arte.tv/fr/videos/079475-003-A/arte-regards-tchequie-un-bebe-a-tout-prix/

Ce court documentaire – juste et touchant – est accessible jusqu’au 9 février. 🙂

#376 Mes intentions pour cette nouvelle année.

Vous notez la subtilité ? « Intentions », pas « résolutions » ! 😉

Au début je me suis dit que c’était un peu à chier comme principe. Parce que la vérité c’est que fin décembre on ne se souvient jamais de ce qu’on avait décidé en janvier ! Et puis je suis tombée sur cet article d’une prof de yoga et je me suis dit « pourquoi pas ». Parce que finalement il n’y a pas grand-chose – on est loin des 108 ! – mais ces quelques points me tiennent à cœur :

  • approfondir ma pratique de la méditation
  • cuisiner (sain si possible) ^^
  • pardonner / être en paix 🙏
  • clore ce blog en mettant au monde un bébé en bonne santé (l’épisode de l’accouchement peut attendre 2021) ☺️

Je vous souhaite à toutes – celles qui sont mamans, celles qui ne le seront jamais, celles qui espèrent et attendent – une très belle année 2020. ❤️

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#375 La question du pardon …

Je ne suis globalement pas rancunière. Je sais pardonner sincèrement. Mais en 33 ans, je compte sur les doigts d’une main les personnes que je pourrais littéralement tuer (ou pire) sans aucune hésitation ni remords.

Il y a parfois (assez rarement heureusement) des choses qui font remonter à la surface ces gens et les moments / émotions associés. Quand cela arrive, c’est comme si je retournais brusquement en arrière, genre flashback. Mon coeur s’emballe et mon cerveau se met en boucle sur le sujet. C’est à la fois physique et mental. Comme une vague de haine, de panique, de rancoeur, de regrets et d’angoisses qui vient d’un coup me submerger. Le constat est là : au fond de moi, je n’ai pas pardonné à ces quelques humains. Et même si cela ne me gâche pas la vie au quotidien, peut-être que ça m’empêche d’évoluer vraiment sereinement sur certains points ?

Quand je regarde en arrière j’ai moi aussi fait quelques (vrais) sales coups. Avec le recul en vieillissant je me suis rendue compte de la peine que j’avais causée. J’ai essayé de m’excuser, de m’expliquer ou d’arranger les choses. J’étais mal et je me suis vengée – plus ou moins volontairement – sur les autres. C’est sans doute semblable pour les personnes qui m’ont fait souffrir, intentionnellement ou inconsciemment.

Mais en ne pardonnant pas à ces trois ou quatre individus, une petite partie de moi reste coincée dans le passé, dans ses sales et tristes histoires. L’idéal ne serait pas de s’en foutre – ou de faire comme si – mais de pardonner pleinement, en souhaitant que ces autres évoluent aussi positivement que moi (et – évidemment – sans jamais leur vouloir du mal).

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#374 « La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête. »

[J’étais clairement en galère de titre ^^ mais je trouve sympa cette citation de William Arthur Ward.]


Privilège de nullipare : j’ai posé mes congés de Noël avant les vacances scolaires, ce qui m’a permis d’éviter le début de la grève des transports. Bon ça nous a aussi valu un rendez-vous avec le CECOS décalé de plus d’un mois et demi, mais on est plus à ça près hein.

Trois jours avant de reprendre le boulot, come-back des insomnies. Avec pour thème : l’angoisse du mode sardine dans le RER. Je commence donc mon premier jour de taff à temps plein … chez moi (nous avons le droit à deux généreux jours de télétravail par semaine durant les grèves). Le lendemain je me pointe à la gare et j’affronte les transports en commun. J’arrive au boulot à 10 heures avec une seule envie : buter tout le monde. Je monde à la Direction des Ressources Humaines pour signer mon avenant et récupérer mes tickets restaurant (première fois de ma vie que je bénéficie de ce truc) et je chope la DRH pour lui mettre sous le nez LE texte de loi, imprimé et surligné. Elle ose me dire qu’elle en avait déjà pris connaissance mais que, compte-tenu que je ne bosse qu’à 70% elle considérait que c’était plus facile pour moi de caler mes rendez-vous médicaux ! Je lui enfonce son stylo dans l’œil lance un regard qui contient toute la haine de l’univers en expliquant poliment que c’est loin d’être aussi simple que ça. Elle conclut que dorénavant pas de problème, il faudra juste que je donne un justificatif (ce que je fais déjà à chaque fois) pour que la régularisation puisse être faite. Par-fait !

Finalement j’arrive à ne pas être coincée dans des trains blindés en prenant le dernier RER de la matinée et la premier de la soirée. Ça me fait des petites journées au bureau (sans pause déjeuner) avec 1 heure ou 2 de boulot depuis chez moi mais je préfère ça à la foule stressée et agressive. D’autant plus que je suis seule donc je gère deux postes (le mien + celui de ma collègue en vacances), so pas besoin de m’ajouter du stress supplémentaire !

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En lisant l’article de BOMA, j’ai réalisé à quel point j’étais devenue sereine face à « l’attente vide » comme l’appelait Simone.

Il y a deux sortes d’attentes : une vide et une pleine. Une vide qu’il faut se forcer à remplir de jolies choses pour supporter au mieux cette vie. Une autre pleine de rendez-vous et de médicaments, ce qui laisse moins le temps de gamberger. 

Le dernier échec d’IAC remonte déjà à un mois et la FIV DO est planifiée pour avril 2020. J’ai encore un cycle tranquille avant d’entamer la ménopause artificielle. Ces quelques mois pourraient me paraître longs, mais il n’en est rien. Tout ça ne m’inquiète pas, je ne suis pas pressée ou impatiente. Je vis juste au jour le jour, tranquillement. Un état d’esprit sans doute dopé au ZOLOFT mais qu’importe. J’arrive à pleinement profiter de ma vie telle qu’elle est et je pense que c’est le principal. Je sais que 2020 sera l’année de ma grossesse. De toutes façons, ce sera 2020 ou rien. Parce qu’à un moment il faut savoir dire stop. Et on arrive au bout de nos possibilités.

Je vous souhaite à toutes de très bonnes fêtes de fin d’année. Qu’elles soient les plus douces possibles. ❤

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